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1. «Il n’existe pas d’élèves difficiles!»
L’être humain n’a pas besoin de solution
«Éduquer les gens est difficile et n’a pas de fin!» Est-ce un argument ou un fait? L’éducation ne soulève-t-elle pas constamment des problèmes et n’offre-t-elle pas que des demi-solutions? N’est-il pas étrange que l’éducation soit toujours considérée du point de vue des problèmes et des solutions imparfaites? Avant toute chose : vous ne pouvez sauver les gens! L’éducation qui tente d’enrayer tous les problèmes des gens ne réussit jamais. Le développement d’un individu et l’apprentissage ne sont pas des tâches qui peuvent être résolues. Ils sont des processus continus qui deviennent toujours de plus en plus complexes. Ils sont un enrichissement permanent fait de connaissance, d’expérience, de succès, de chance, d’habileté, de survie et de résurgence. Apprendre n’est pas une rédemption, ni une solution. Est-ce que la nage peut-être résolue? Non. S’il vous faut traverser un lac, vous devez nager. Il n’y a pas d’autres solutions à la nage que de nager!
L’être humain n’est pas un problème
L’être humain n’est pas un problème, mais un espace intérieur qui ne produit rien d’autres que de la singularité, de l’unicité : expérience unique, vision unique, succès et échec uniques. Au cours de son développement, l’être humain doit résoudre des problèmes, mais ce n’est pas sa tâche de résoudre qui il est. Être un humain n’est pas un problème, mais une dignité! Au quotidien, ce principe qui origine des lumières du 19eest ce qu’elle fait. La même façon de pensée s’exprime dans la phrase : « Stephen a été difficile depuis une demie année » ou quelque chose de semblable. Et le père d’Arthur qui se plaint : « Beth est mauvaise en mathématiques ». siècle est souvent oublié. L’enseignant dit : « Meggy sois toi-même!» Cette remarque indique que l’enseignant est convaincu que la personne nommée Meggy n’est pas elle-même à ce moment-ci. Cela s’adresse à Meggy, pas à son comportement. Bien sûr, l’enseignant pense que Meggy
L’être humain n’est pas difficile
«Qu’est-ce qui ne fonctionne pas dans cette remarque, est-ce que ce n’est pas un fait?», peut dire le père d’Arthur. « Non, c’est exactement ce que ce n’est pas », répond la pédagogie ressourcive. Ces phrases ne sont pas des faits, mais des interprétations et elles indiquent une attitude peu favorable, car elles démontrent la croyance qu’il existe une chose telle qu’un « élève difficile ». Mais c’est faux : il n’y a pas d’élèves difficiles, seulement des élèves qui ont des difficultés plus que d’autres. Comment cela? L’élève est une personne qui doit faire face à de multiples tâches, c’est là le défi de la vie, il doit composer avec le découragement et différentes peurs. Mais ceci ne permet pas de conclure qu’il ou elle est difficile. Les gens ne sont pas difficiles, même si leurs comportements sont difficiles pour nous. Le comportement de l’élève peut-être difficile, mais non la personne. La personne est remplie d’aspirations, d’attentes, d’espoirs et d’intensité de vie. Même si la vie est difficile pour elle, ce n’est pas elle qui est difficile.
Je travaille avec difficultés, est-ce que ceci me rend difficile?
Quelque fois ce n’est pas le comportement de mon enfant qui est difficile. Ce que je trouve difficile, c’est d’accepter ma réaction face au comportement difficile de mon enfant. Imaginons que je dis : «Je suis difficile», ça n’a aucun sens. Pas plus qu’il n’y en a à dire à mon enfant : «Tu es difficile!» même si la situation est difficile pour moi, le père ou la mère. Le chirurgien n’est pas difficile, par le fait qu’il affronte beaucoup de difficultés pendant son opération du cœur. Au contraire: plus il rencontre de difficultés, plus on l’appelle un grand spécialiste.
Au lieu de considérer les difficultés pour ce qu’elles sont, i.e. une tâche de gestion, notre habitude quotidienne est de projeter les difficultés sur l’autre personne par notre façon de penser. C’est une pratique commune à la pédagogie traditionnelle, alors que la pédagogie ressourcive appelle cela: détruire l’énergie vitale! Et quelle est l’alternative? Si vous faites en sorte de marier l’enseignant et sa recherche du goût de la vie et que vous respectez l’énergie vitale de la jeune personne (en questionnant et en considérant votre propre rythme et élan), vous trouverez que la résistance de l’élève n’est pas un refus, mais une offre sur le marché du courant vital. Le flot de la vie est le courant de l’expérience de la vitalité. «Pédagogie ressourcive» veut dire que l’on se fie non seulement aux ressources externes et internes (les livres, les connaissances, l’estime de soi), comme il a été dit, mais que l’on exploite aussi les ressources existentielles, telles que l’atmosphère, l’ingénuité et que l’on vogue sur les vagues des énergies humaines.
Difficultés? Perturbations et blocages du courant vital
La pensée de la pédagogie ressourcive accepte deux sortes de perturbations difficiles: l’ensorcellement et le blocage du courant vital. Premièrement: en contact avec un jeune qui présente des difficultés vous êtes ensorcelé, ce qui veut dire que votre conscience et votre pensée sont confuses. Dès lors, sortez de votre propre ensorcellement et donnez à l’élève l’espace nécessaire pour activer son intelligence. Enseignez-lui à utiliser son habileté intelligente pour réussir ceci: atteindre la satisfaction en agissant bien. Deuxièmement: chaque perturbation est un blocage du courant vital et donc une perte d’énergie. Pourquoi ne donneriez-vous pas à l’élève la capacité de s’organiser lui-même? Ceci changerait son système de perturbation et de difficulté. Troisièmement : la seule liberté n’est pas assez pour s’organiser soi-même. Enseignez-lui à s’entraîner lui-même à l’indépendance.
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